Tom-Louis Teboul・Vies déposées

 

« En vérité, ce n’était pas le froid qui achevait les clochards, mais l’épuisement général. Les forces physiques et mentales disparaissaient dès les premiers mois d’errance. Ernst, Jul, Ilmiya et tous les marginaux du monde entier se consumaient. Une bougie qui s’éteint, le clochard. Une bougie qui s’éteint. »


Vies déposées est un premier roman à mes yeux très prometteur. Je n’avais pas tellement aimé Nos richesses de Kaouther Adimi ou encore Fief de David Lopez chez Seuil à la rentrée dernière. Donc je n’aurais pas été spontanément vers ce livre qui raconte l’épopée de trois éclopées dans Paris - QG Franprix du Bd Magenta à deux pas de la Gare du Nord.

Il faut beaucoup d’humanité pour réussir à faire de ces clochards des héros de roman. Il faut beaucoup aimer les gens aussi. Sans jamais s’apitoyer, sans rien épargner de leurs malheurs jusqu’à la folie, avec une langue crue mais très douce envers ses personnages, Tom-Louis Teboul réussit un roman très agréable à lire, qu’on a hâte de retrouver!

Pourtant ce n’était pas gagné. On suit leurs errances, on entre dans le monde de la rue à Paris, et la misère ça sent mauvais... L’amitié est l’unique chose qui les maintient en vie. Ernst le capitaine et Jul le breton ont une quarantaine d’années et sont amis à la vie à la mort, compagnons d’infortune. Ilmiya la rom se prostitue pour payer ses galettes de crack. L’aventure commence lorsque les trois compères décident de retrouver un chowchow à sa mémère pour tenter de gagner le jackpot !

A LIRE SI : Vous voulez regarder les sans abris avec un œil différent !

 
Vies déposées.jpg