Olivier Guez・La Disparition de Josef Mengele

 

« A la fin des années 1940, Buenos Aires est devenue la capitale des rebuts de l’ordre noir déchu. S’y croisent des nazis, des oustachis croates, des ultranationalistes serbes, des fascistes italiens, des Croix fléchées hongrois, des légionnaires roumains de la garde de fer, des vichystes français, des rexistes belges, des phalangistes espagnols, des catholiques intégristes; des assassins, des tortionnaires et des aventuriers : un Quatrième Reich fantôme. »


Dans ce livre extrêmement bien documenté, a aucun moment il n’est question de regret ou de remord – « je n’étais qu’un rouage parmi les autres. » - comment a t il fait pour tomber si bas s’apitoie t’il sur son sort? Sa collection d’yeux bleus épinglés aux murs de son laboratoire tels des papillons lui manque... toutes ses recherches menées de façon exemplaire lui resserviront-elles un jour ?
L’histoire de sa traque est passionnante et le livre se dévore, c’est une plongée dans l’après guerre et la géopolitique des 30 glorieuses. Inquiétant de voir a tel point les SS se sont re-infiltrés dans la société civile et comme leur discours était identique des années plus tard : « S’il méprisait les Argentins, il honnit les Brésiliens, métis d’Indiens, d’Africains et d’Européens, peuple antechrist pour un théoricien fanatique de la race, et regrette l’abolition de l’esclavage. »
Lorsque les langues se délient, le Mossad met tout en œuvre pour l’arrêter. Mais son châtiment ne serait jamais a la hauteur...

 
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