Belinda Cannone・S’émerveiller

 

Dans la même veine que Le Sel de la vie de Françoise Héritier, je continue avec le thème du « savoir s’émerveiller des petits riens qui font la vie quotidienne » avec S’émerveiller de Belinda Cannone.


Ce qui m’intéresse dans la démarche est d’aller chercher ces moments, et la première étape à cela est d’être dans le présent voire la surprésence.


« Il me semble, ce jour, que si j’ai souhaité écrire ce livre, c’est pour avancer vers l’état d’être que permet l’étreinte, lorsque je suis entièrement requise par l’ici et maintenant. »


« Vivre (intensément) exige de se tenir dans le présent pur, et rien n’est moins aisé. Je le puis dans la joie de la danse, de l’étreinte, du rire et de la contemplation. Le reste du temps, je vis légèrement en avant de moi-même, ce qui exclut l’émerveillement. »


« Le malheur n’est bon à rien — vérité historique autant qu’individuelle. Pour que l’altérité nous comble, il faut sortir de soi — soi non pas nié mais assumé et dépassé —, et pour sortir de soi, il faut n’être pas si mal en soi. Non que le moi soit haissable, mais il n’est qu’un tremplin d’où rebondir. »


« (...) Aristote : C’est par le s’émerveiller (to thaumazein) que les hommes, et maintenant et au début, commencèrent à philosopher. »


Ce livre est une bonne entrée en la matière pour ceux que le sujet intéresse, mais un peu faible lorsqu’on est habitué à lire des essais philo plus détaillés. Il se rapproche de réflexions personnelles que nous pourrions tous avoir tant est que nous soyons déjà aptes à s’émerveiller. Exemple : être dans un état amoureux rend plus apte à s’émerveiller. Si vous ne vous êtes jamais posé la question de la joie de vivre, il vous ouvrira de bonnes portes et vous permettra peut-être d’accéder au sentiment océanique !! 

 
 
192 pages aux  Éditions Stock

192 pages aux Éditions Stock

« Le malheur n’est bon à rien — vérité historique autant qu’individuelle. »